Le président fondateur

Un entrepreneur solidaire et visionnaire, fondateur du groupe SMTP

DANIL ISMAEL

Depuis sa création en 1987, le groupe SMTP cultive un conglomérat de 16 sociétés à Madagascar ainsi qu’à l’étranger. Avec 1200 employés, il est l'un des plus importants et les plus respectés des groupes industriel à Madagascar. Les activités du groupe SMTP a un champ bien plus vaste que la transformation de plastique. Notre stratégie de développement se tourne aussi vers l’agri business. Nos activités sont finalement très diversifiées. On est présent dans l’immobilier, les travaux publics, les pièces détachées, la fabrication de peinture, la boulangerie et viennoiseries.

Nous accompagnons les agriculteurs et les éleveurs avec Agrivet. Cela se fait à titre gracieux. A Madagascar, on a une agriculture familiale contemporaine dois-je préciser. C’est-à-dire, les familles se contentent d’exploiter de petites surfaces parce que ce sont les moyens matériels qui leurs manquent. Par exemple, en Inde, les agriculteurs ont des tracteurs et peuvent travailler sur des vastes superficies. Labourer la terre à la main n’est pas évident alors qu’à Madagascar, on a tout pour réussir dans ce secteur.

A propos des matériels agricoles que les paysans trouvent chers se regroupent par coopérative et gèrent leurs exploitations de manière collective. Mais le matériel que nous vendons n’est pas cher du tout. Ce sont des matériels labours… L’avenir de notre pays c’est de suivre la réussite des Indiens. C’est de réaliser des choses à notre portée, pas besoin de grosses structures. Ce n’est pas possible. Pour nous, ça ne pourrait pas avancer. Nous essayons de développer une agriculture familiale, durable et extensive. Il faudra aussi que l’Etat donne des facilités et encourage la pratique de la bonne agriculture. Il faut créer des écoles techniques qui permettraient aux gens d’apprendre facilement avec des cours intensifs pour avoir un meilleur rendement. Le problème que l’on constate souvent est le non-savoir. Par exemple, quand un agriculteur plante du maïs, il met trois graines en disant que si l’une ne pousse pas, il aura d’autres chances avec les deux qui restent. Et si les trois poussaient en même temps, cela va être la catastrophe. C’est pour cela que nous éditions le journal Tantsaha qui est un support gratuit et éducatif. C’est très apprécié parce qu’on le distribue dans tout Madagascar.

 

Le groupe est un modèle du genre en tant qu’entreprise citoyenne, un exemple d’intégration et d’inclusion dans le milieu économique. Le développement inclusif dans notre pays est basé sur l’agriculture, l’élevage et la transformation. Aujourd’hui on importe du sucre, on importe de l’huile. C’est un honte. Pourtant, on a tout pour faire cela. On est un peuple travailleur, mais tout cela mérite une réflexion profonde.

Les agriculteurs peuvent sortir de la pauvreté car un agriculteur qui a son petit lopin de terre. Il va faire de l’élevage de poulet de chair, il va aussi disposer de l’engrais naturel. Il va améliorer sa vie non seulement grâce à l’élevage mais aussi à l’agriculture. Il faut encourager les gens à travailler la terre, car ils ne le font que sur une seule saison. Après la saison des pluies, on peut utiliser les rizières. La terre est encore mouillée alors pourquoi ne pas planter des légumineux. Cela va enrichir le sol. Donc, il faut avoir une grande motivation car il est important pour réussir dans la vie, car pour moi la fierté d’être malgache et fils de ce pays ainsi que karana m’a motivé pour devenir une entreprise citoyenne.